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LES PREMIERS MINISTRES DU CANADA -
extrait : sir John A. Macdonald par Michael Bliss

Le très honorable sir John Alexander Macdonald
(1815-1891)
1867-1873; 1878-1891

Les Canadiens reconnaissent en John A. Macdonald une fripouille et un polisson, mais aussi le fondateur de leur pays. Ce premier ministre, le seul qui ait démissionné dans la disgrâce, ils l’ont élu par deux fois avant le scandale du Canadien Pacifique — et quatre fois après!

Il a cinq ans quand sa famille émigre d’Écosse vers l’Amérique du Nord britannique en 1820. De venu avocat, il n’exercera vraiment aucune autre profession que la politique. Dans la jeune vingtaine il se porte pour la première fois candidat à des élections, à Kingston, dans le Haut-Canada. Dans les années 1850, il est le conservateur le plus en vue dans toute la Province du Canada.

Macdonald se dit «conservateur progressiste», soucieux autant de promouvoir le développement économique que de maintenir de bons rapports avec la majorité francophone du Bas-Canada que dirige George-Étienne Cartier. Pendant plusieurs années, Cartier et lui gouverneront conjointement une population profondément divisée, par moments impossible à administrer.

En 1864, les deux hommes s’entendent pour former avec le parti Reform, mené par George Brown leur adversaire, un gouvernement de coalition qui persuadera les provinces britanniques de l’Atlantique de former avec le Canada une confédération élargie. Des Pères de la Confédération, Macdonald émerge comme le cerveau directeur de l’entreprise constitutionnelle. Lorsque, le 1er juillet 1867, le Dominion du Canada naît de l’union des quatre provinces fondatrices (l’Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau Brunswick), Macdonald, chef du Parti libéral-conservateur, est assermenté comme premier ministre .

Au cours de ses premiers mandats, il entraîne dans le giron du Canada les vastes Territoires du nord-ouest, la Colombie-Britannique et l’Île-du-Prince-Édouard. Il entre p rend également des négociations sur la construction d’une ligne de chemin de fer transcontinentale qui raccorderait le pays. Mais sa gestion bâclée des affaires de l’État — emplois et contrats vont aux partisans; pots-de-vin et alcool coulent à flots pendant les élections — cause sa perte. Quand on apprend en 1873 qu’il voulut troquer la présidence du Canadien Pacifique pour d’énormes contributions à la caisse électorale, Macdonald (qui ne se dégrisait pas souvent) doit résigner ses fonctions. Sa carrière politique semble en lambeaux.

En fait, il a la bonne fortune d’être absent de la scène pendant la grave dépression qui suivit. En 1878, il reconquiert le pouvoir en proposant d’instituer des barrières tarifaires pour stimuler la croissance industrielle. Au moment où il met en oeuvre sa Politique nationale, le bon vent de la prospérité souffle à nouveau. Bientôt, un nouveau consortium financier se met d’accord pour construire le chemin de fer. Cette colossale entreprise conduit autant la compagnie que le gouvernement au bord du gouffre. Avant même que les derniers rails soient posés, en 1885, des troupes prennent le Canadien Pacifique pour se rendre d’urgence mater dans les Prairies un soulèvement organisé par Louis Riel à la tête du peuple métis désabusé.

Le chemin de fer achevé, les rebelles vaincus et les usines canadiennes en plein essor grâce à la Politique nationale, Macdonald aurait peut-être pu couler des jours plus calmes pendant ses dernières années au pouvoir. Mais tout jeune, le pays n’était guère encore qu’une poignée de provinces occupées à se chamailler à l’ombre du géant américain expansionniste. Macdonald, passé maître dans la manipulation, tient tête aux gouvernements provinciaux qui veulent dépouiller Ottawa de ses pouvoirs, aux Canadiens français rendus furieux par l’exécution de Riel, et à l’opposition libérale qui prône le libre-échange comme moyen d’enrayer «l’exode des cerveaux» vers les États-Unis.

Il livre en 1891 sa campagne la plus dure, la plus amère, accusant le Parti libéral de vouloir vendre le Canada aux Américains. «Quant à moi, déclare-t-il, je suis né sujet britannique, je mourrai sujet britannique.»

Six mois plus tard, à son poste, le vieux chef s’éteint. Même ses adversaires ont du mal à imaginer ce qu’il adviendra de ce pays tout neuf sans celui qui toute sa vie durant travailla à l’édifier.

Michael Bliss

Événements notables

1864-1867
Codirigeant de la grande coalition avec George-Étienne Cartier et George Brown,
1864-1865, et avec George-Étienne Cartier, 1865-1867
1867
La British North America Act crée le Dominion du Canada
1869
Achat de la Terre de Rupert et des Territoires du Nord-Ouest de la Compagnie de la Baie d’ Hudson
1870
Le Manitoba devient la cinquième province
La rébellion de la Rivière Rouge
1871
La Colombie-Britannique devient la sixième province
Début de construction du chemin de fer du Canadien Pacifique
1873
L' Île-du-Prince-Édouard devient la septième province
La Police à cheval du Nord - Ouest est crée
Le «Scandale du Pacifique »
1873-1878
Macdonald devient Chef de l'opposition
1879
La «Politique Nationale»
1885
Rébellion du Nord-Ouest.
Riel est condamné à mort.
Le chemin de fer du Canadien Pacifique est complété à Craigellachie en Albert a
1890
Le Manitoba adopte la Loi sur les écoles

 

 
 
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