Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Qui Nous Sommes Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership Musée Mondial du Leadership

Qui nous sommesà

Premiers ministres

Chefs autochtones

Gouverneurs généraux

Juges en chef

Premiers ministres du Québec

Publications

Musée du leadership

Administrateurs

Photos

Témoignages

Pou nous joindre

Bon de commande

Le lancement officiel du livre a eu lieu le 6 décembre 2018 au Musée de la Banque du Canada à Ottawa. Cliquez ici pour voir les photos de l'événement.

 

LES GOUVERNEURS DE LA BANQUE DU CANADA

Les Gouverneurs de la Banque du Canada

Sous la direction de Jean Chevrier,
Gerald C. Gummersell et Denis L. Daigneault


ISBN 978-1-987832-17-4
29,95$

Avant-propos
La Banque du Canada

James Powell
Ancien chef du Département international
de la Banque du Canada et auteur de
Le Dollar canadien : une perspective historique.

La Banque du Canada est la banque centrale du Canada. C’est l’une de nos institutions nationales les plus importantes. Son mandat, que lui a confié le Parlement et énoncé dans la Loi sur la Banque du Canada, est de « réglementer le crédit et la monnaie dans le meilleur intérêt de la vie économique de la nation, contrôler et protéger la valeur de la monnaie nationale sur les marchés internationaux, pour atténuer, autant que possible par l’action monétaire, les fluctuations du niveau général de la production, du commerce, des prix et de l’emploi ». Plus généralement, la Banque est également chargée de « promouvoir la prospérité économique et financière du Canada ». Les mesures prises par la banque centrale à l’égard des taux d’intérêt, de notre monnaie et du système financier affectent directement ou indirectement la vie de tous les Canadiens. Son produit le plus visible, les billets de banque, est littéralement l’argent dans nos portefeuilles.

La Banque est créée au plus fort de la Grande Dépression par le gouvernement conservateur de R.B. Bennett à la suite d’une recommandation d’une commission royale sur les banques et la monnaie présidée par Lord Macmillan, éminent juriste britannique. À l’époque, les banques à charte et le système financier canadien sont largement critiqués. La création d’une banque centrale est perçue comme un moyen d’atténuer la crise économique au Canada, alimentée par la baisse de la demande mondiale et la sécheresse dans les Prairies.

Avant cette époque, le Canada se débrouille sans banque centrale officielle. Les banques à charte accordent du crédit à une population essentiellement rurale grâce à leurs réseaux de succursales très étendus. Elles émettent également la plupart des billets en circulation. Au XIXe siècle et au début du XXe, la Banque de Montréal, qui est l’institution financière la plus importante au Canada, assume certaines des activités habituellement associées à une banque centrale. Plus important encore, elle agit à titre d’agent financier du gouvernement fédéral, tant à l’échelle nationale qu’internationale, ainsi que pour les provinces et les municipalités. À bien des égards, la Banque de Montréal devient le banquier canadien. Elle est as­sociée au financement des grands projets cana­diens de l’époque, comme la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique au cours des années 1880. Malgré le rôle central joué par la Banque de Montréal dans la vie financière canadienne, il y a peu de possibilités qu’une politique monétaire active se développe au cours de ces années. Cela change lorsque la Banque du Canada ouvre ses portes en mars 1935, sous la direction de son premier gouverneur, Graham Towers.

Dès son ouverture, la Banque du Canada assume immédiatement la res­ponsabilité de la politique monétaire et d’autres fonctions de banque centrale auparavant exercées par les ministères. Elle commence également à émettre des billets de banque canadiens. La monnaie émise par les banques à charte est progressivement supprimée. De plus, la Banque commence à conseiller le gouvernement sur les questions économiques et financières ; elle assume ensuite la responsabilité de la gestion de la dette du gouvernement.
À l’origine, la Banque du Canada est une institution privée à participation multiple. Le gouvernement à l’époque croyait qu’une société privée serait plus à l’abri de l’ingérence politique que ne le serait une institution publique, la propriété privée des banques centrales étant la norme à cette époque. Après l’élection du gouvernement libéral de William Lyon Mackenzie King en 1936, la Banque du Canada est nationalisée.

L’environnement économique et financier dans lequel évolue la Banque du Canada change considérablement au fil des ans. Mais le mandat donné à la banque centrale par le Parlement au milieu des années 1930 continue d’être aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était il y a plus de 80 ans. Aujourd’hui, la Banque préserve le pouvoir d’achat domestique de notre monnaie en mainte­nant l’inflation à un niveau bas, stable et prévisible. Le contrôle de l’inflation n’est pas considéré comme une fin en soi, mais comme la contribution que la banque centrale peut apporter à une croissance économique soutenue et à un niveau d’emploi élevé. En tant que fournisseur exclusif des billets de banque canadiens, la Banque répond à la demande de devises du public et protège notre argent contre la contrefaçon. À titre de banquier ou d’agent financier du gouvernement, elle gère les réserves de change du gouvernement et les comptes en dollars canadiens du receveur général fédéral, par l’entremise desquels toutes les recettes et tous les paiements du gouvernement transitent. Il agit également pour le compte du gouvernement sur des questions comme la dette négociable sur le marché et les titres de créance de détail. Enfin, comme un système financier sain est vital pour une économie en bonne santé, la Banque favorise un système financier stable et efficace, qui comprend des institutions financières telles que les banques et les coopératives de crédit, les marchés financiers et les systèmes de paiement et de règlement.

Comme ce qui se passe à l’étranger peut affecter le Canada, la Banque du Canada coopère également avec d’autres banques centrales, des gouvernements étrangers et des institutions financières internationales, comme le Fonds monétaire international à Washington, DC, et la Banque des règlements internationaux à Bâle, en Suisse, afin de promouvoir un système économique et financier mondial robuste.

Aujourd’hui, la Banque du Canada est reconnue comme l’une des principales banques centrales au monde. En 2018, Central Banking, un journal basé à Londres, a nommé la Banque du Canada « banque centrale de l’année ». On y lit : « La Banque centrale du Canada s’est démarquée par son niveau de transparence toujours plus élevé, sa gestion prévoyante et son examen pratique de ses politiques... [Elle] représente un point de référence pour une société moderne indépendante sur le plan opérationnel. » Le succès de la Banque témoigne de la perspicacité économique et financière de son personnel et de la direction vigoureuse de ses gouverneurs successifs.

Auteurs
Steve Ambler (David Allison Dodge) est professeur d’économie à l’Université du Québec à Montréal. Ancien président de la Société canadienne de scien­ces économiques et ancien secrétaire-trésorier de l’Association canadienne d’économique, il est titulaire de la chaire David Dodge en politique monétaire au C.D. Howe Institute.

Anita Anand (Stephen J. Poloz) est titulaire de la chaire J.R. Kimber d’Investor Protection and Corporate Governance de l’Université de Toronto, ON. Elle a été chercheuse invitée à la Banque du Canada en 2009-2010.

Mark S. Bonham (Mark Carney) est agrégé supérieur au Collège Massey de l’Université de Toronto et rédacteur financier pour The Canadian Encyclopedia. Il a été classé par le Financial Times de Londres (Royaume-Uni) comme l’un des 100 meilleurs chefs d’entreprise mondiaux en 2017.

Tim Kennish (John Crow) est un ancien associé et un ancien coprésident du cabinet d’avocats Osler, Hoskin & Harcourt, où il a exercé dans les domaines du droit de la concurrence et du droit des sociétés.

C. Ian Kyer (Gerald Keith Bouey ; Gordon G. Thiessen), PhD en histoire médiévale, est un historien qui est devenu avocat et qui écrit maintenant l’histoire juridique et commerciale canadienne. Il est l’auteur de Next Best to World Class: The people and events that shaped the Canada Deposit Insurance Corporation.

Allan Levine (Louis Rasminsky) est un historien et écrivain de Winnipeg, auteur de 15 livres. Son plus récent ouvrage s’intitule Seeking the Fabled City: The Canadian Jewish Experience (« À la recherche de la ville légendaire : l’expérience juive canadienne »)

Joe Martin (Graham Ford Towers) est président de l’association canadienne pour l’histoire des affaires, directeur de la Canadian Business History Initiative à la Rotman School of Management de Toronto et président émérite de la Société d’histoire du Canada.

James Powell (Avant-propos ; James Coyne) est un banquier central à la retraite et l’auteur ou le co-auteur de plusieurs livres sur l’histoire économique canadienne et de la banque centrale dontThe Bank of Canada of James Elliot Coyne: Challenges, Confrontation, and Change.


 
© 2019 Maison nouvelle fédération

 

 

 

Qui Nous Sommes Chefs Autochtones Livres sur le leadership